« Retour au blog de Jubelix

La rencontre

La rencontre
Je pars bosser à cuisery du 3 juillet au 5 août, ce qui veut dire un mois de pur bonheur.
Je retrouve vite mes repères et mes ami(e)s au club. Même si je suis arrivée en retard (comme d'hab).

Je fais le tour des écuries aucun cheval en particulier n'attire mon attention a part ceux que je connaissais déjà. Il y a quand même 5 poulains qui sont arrivés et curieuse de voir les "ptits nouveaux" je farfouille partout. Je fais donc la "connaissance" d'Ombre, O'malley, Opale, Océane et Obélix.
Ils sont tous crow mimi, Ombre est une grande selle française baie avec une pelote en tête. O'malley est un gros pépère isabelle de taille moyenne. Opale quant à elle est une magnifique petite pouliche typé pur sang de robe alezan brulé. Océane ressemble un peu a Opale mais elle est plus grande que cette dernière. Et enfin Obélix, un "double poney" pleins de cicatrices et pas très attirant gris rouan.

Nous n'avons pas le temps de monter lundi donc nous remettons notre séance à mardi aprèm. Je monte Obélix et nous allons sauter, ce qu'il n'a jamais fait de sa vie, tout comme les autres d'ailleurs. Il passe relativement bien les barres mais me fais sortir de la carrière 2/3 fois. Le poney ne sait pas "tourner" donc il fonce dans les chandeliers et tout ce qui se trouve sur son chemin. Malgrés le fait qu'il ne me plaise pas physiquement et qu'il est plus con que nature, je l'adore et compte bien le remonter. Chose dites, chose faite puisque le lendemain je pars en balade avec cette merveilleuse créature. Plus séduite que jamais je le chouchoutte comme un vrai prince.

Très vite surnomée, ma "crapule" me montre à quel point elle me fait confiance puisqu'il avait été apparement traumatisé de la douche. Cet épisode est trop de cruauté pour moi et je cherche vite un moyen d'y remédier, je trouve nul le fait d'attacher le poney le plus court possible et de lui balancer le jet d'eau sur le corps en essayant de le mouiller de partout. Il n'y a qu'un seul moyen, la confiance, évidement dès que je m'approche de la douche il comprend ce qui va se passer et pile net. Bien décidée à lui faire passer ce blocus, j'utilise la méthode douce, les caresses et la voix seront toujours plus efficacent que les coups. Confiant il me suit à la douche et se laisse doucher sans presque pas broncher.

Désormais attitrée cavalière d'Obélix pour le temps de mon séjour, je le montes dès que je peux et le fait passer par tous les domaines. Il a fait du dressage, de l'obstacle, des balades, du cross et même chose incroyable pour un poney qui ne tourne pas des pony-games!! Il se révèle particulièrement confortable et réagis bien aux jambes en ce qui concerne les incurvations, les cessions à la jambe et arrive presque à sortir ses hanches. Il ne reste plus qu'à lui apprendre à galoper "correctement" et c'est un champion de dressage, nan je m'avance trop là je crois ^^.
Sauteur débutant je l'entraine environ 3 fois par semaine, j'arrive à rester dans la carrière tout le long du cours, sauter les barres au sol, manger quelques chandeliers qui apparement génait le passage et même sauter quelques barres sans passer à côté.
L'aventure du cross est d'une toute autre tournure puisque ses lacunes à l'obstacles se font ressentir multiplié par deux.
Lola atterit dans un arbre, n'ayant pu obtenir l'accord d'Obélix pour tourner.

Lors d'une balade j'essaie de faire ma maligne (forcément je suis sur Obélix) et je dis à Emilie (une prof de Cuisery) que j'arriverais à la suivre pendant le galop, elle n'est pas très inquiétée puisqu'elle monte son selle français Furioso. Nous discutons comme ça en délirant bien tout le long de la balade et quand arrive le moment du galop je suis toute éxcitée à l'idée de rempoté mon pari. Emilie part et je la suit emportant avec moi tout le reste du groupe. Nous commençons par un petit galop histoire d'échauffer un peu les chevaux. Obélix à beau être petit il a une foulée surprenante, je reste bien à deux mètre de furioso, retenant un peu mon monstre pour l'accélération. Et là, j'ouvre ma gueule (comme d'hab) et je lui dit : Ben tu vois bien que je te suis, je vais finir par croire que ton cheval ne sait pas courir (ou un truc dans ce genre). J'aurais peut être dû me taire car à ce moment là que Furioso part comme une bombe, prise de court je me lance à sa poursuite mais je retiens Obélix car sinon je risque de ne pas réussir à le ralentir à la fin de notre course effrenée. Résultat : Galop magnifique, pari remporté et heureuse comme une gosse.

Je montes donc Obélix pendant un mois, tout les jours et c'est un pur plaisir.

J'arrive de justesse pour une reprise d'aprèm et demande qui je montes, connaissant d'avance la réponse. Malheureusement il est au pré et comme à mon habitude je vais le chercher et le rammène à la fin. Mais j'arrive aux prés et je vois déjà Emilie, Margaux, Ganette, Théo et les autres en train d'essayer d'attraper devinez qui ?? Opale, Océane et Obélix. Opale n'étant pas décidée à travailler embarque tout le monde dès qu'elle trouve que nous sommes trop près d'elle. Emilie me vois et dis gentiment : Laissez faire Justine, elle va chercher Obélix tout les jours. Alors oui j'y allais tout les jours, oui je mettais 15 secondes pour l'attraper, oui oui oui MAIS, ils les avaient fait courir dans le pré et maintenant ils étaient lancés. Résignés à les faire courir pour les fatiguer (nous aussi par la même occasion), nous chassons les chevaux pendant près d'un quart d'heure voire ving minutes, sachant qu'ils avaient déjà courru avant que j'arrive. Obélix s'isole à une vingtaine de mètres de moi et ne bouge plus. Je tente ma chance et m'approche de lui tout en lui parlant et sans faire de gestes brusques (parce qu'il n'aime pas ça, lol). J'arrive enfin à sa hauteur, le récompense d'une caresse et lui passe le licol lorsque Opale et Océane déboules comme deux folles vers nous. Obélix ne bouge pas (merci encore), j'essaie d'attraper Océane qui est la plus près et quand j'arrive à lui mettre le licol (je vous raconte pas la position, pour tenir la longe d'Obélix, la tête d'Océane et lui passer le licol) Opale repart au galop de l'autre côté, Océane tentée de la suivre mais bien emmerdée parce que je la tiens commence a trotter puis à galoper, je me retrouve en train de courir à côté d'elle sur un terrain pleins de bosses et de trous (attention pour se tordre la cheville y'a pas mieux!) je ne tiens pas longtemps et lâche tout. Emilie avait attraper Obélix juste avant que je lache la longe et que je me fasse embarquée par Océane. Je récupère donc mon précieux poney et le dirige vers la sortie, les deux autres continuant de galoper. J'allais ouvrir le portail quand Opale et Océane nous encercle Obélix et moi, tendus, tout le monde est très réactif, j'arrive tant bien que mal à passer le licol d'Océane et celui d'Opale. Décidées à repartir elle commencent à reculer quand les autres arrivent et les rattrapent. Nous rentrons donc au club, certains en voiture, d'autres a pieds avec les poneys en sueur.

Encore un souvenir mémorable, Lola et moi partons aux prés pour aller chercher Opale, Obélix, Nikky et Gardien. Tout ce passe bien jusqu'au retour, nous montons chacune sur un cheval à cru et en licol. Lola a du mal et demande à ce que je l'attende, je tente donc de m'arreter. Immobiles 2 minutes mes chevaux commencent à chahuter. J'avais pas choisi les deux meilleurs, Obélix et Opale. Opale mort les fesses d'Obélix qui pour riposter lance un coup de cul et part au galop dans les cailloux. Obligée de suivre puisque je la tiens mais ne sachant pas trop de quel côté se mettre Opale m'étire le bras vers l'arrière.
Je ne sais pas si vous comprenez l'action, je suis à cru en licol sur un poney qui ne tourne même pas avec un filet, une muserolle combinée et un mors à aiguilles, lancée au galop sur un chemin escarpé avec une main qui tiens la longe d'Obélix et une autre qui tiens celle d'Opale quand tout d'un coup le portable sonne. Quelle idée aussi d'appeller quand je suis en situation dangereuse, j'essaie de décrocher mais voyant que la vitesse augmente je raccroche sans comprendre ce que l'on m'avais demander. J'essaie donc de remettre le portable dans ma poche avec les deux mains plus que prises. Arrivée en haut de la monté Obélix vire à droite en direction du club toujours au galop et suivit de très près par Opale.
Entendant ce bruit de galop sur la route (et oui padadam! padadam! c'est pas ce qu'on entend habituellement quand un cheval arrive). A deux mètres du club je lâche sans le vouloir la longe d'Opale qui a eu la présence d'esprit de ralentir, tourner à droite et rentrer dans le club. Obélix quant à lui continu sa course, ayant les mains enfin libres je l'arrête comme je peux et reviens doucement sur mes pas. Des ami(e)s arrivent en courant pour porter leur aide et comprendre ce qui se passe. Je m'arrête et descends de cheval. Je n'ai pas eu peur mais je tremblais comme une feuille, je ne contrôlais plus rien, mes mains et mes bras étaient engourdis et tout mon corps tremblait. Je rentre dans le club, prépare Obélix et comme si de rien n'était remonte dessus et pars en reprise. La seule chose que je n'ai pas apprécier c'était la reflexion de Nadia quand je suis revenue, elle m'a lancé un truc du genre : Eh oui, c'est ça de monter des poulains à cru et en licol !
Alors que j'avais déjà monté Obélix à cru pour aller et revenir du pré, mais bon, on lui pardonnera.

Tout les matins dès qu'il m'entends ou me voit Obélix sort la tête de la porte de son box (quand il est au box) c'est trop chou. Un vrai n'amoureux.

Obélix, je t'aime pour l'éternité.

Voilà en résumé le récit du mois passé à Cuisery

# Posté le samedi 17 novembre 2007 07:40

Modifié le jeudi 22 novembre 2007 11:49

Article suivant : Viol ! »